Selon le rapport annuel publié mardi par Amnesty International concernant la situation des droits humains à l’échelle planétaire, les méthodes autoritaires ainsi que la répression brutale des opposants gagnent du terrain un peu partout dans le globe. L’organisation non gouvernementale critique particulièrement ce qu’elle qualifie de « campagne antérieurs » menée par Donald Trump contre ces droits fondamentaux et s’inquiète également de l’absence d’action globale face aux disparités croissantes, au changement climatique et aux évolutions technologiques rapides.
L’organisme a examiné le contexte dans 150 nations et a relevé un « effet Trump » qui a amplifié les dégâts provoqués par d’autres chefs d’états à travers le monde en 2024. Cela a précipité l’avènement d’une période nouvelles marquée par des tendances autoritaires associées à la voracité des grands groupes industriels.
« Les incidents survenus au cours des 12 derniers mois – avec comme premier exemple le massacre perpétré contre les Palestiniens de Gaza par Israël, que nous observons en temps réel sans qu’aucune action ne soit prise pour l’en empêcher – ont mis en lumière dans quelle mesure notre monde peut se transformer en un véritable purgatoire pour une multitude d’individus quand les grandes puissances ignorent la loi internationale et méprisent les organisations multilatérales », s’alarme Amnesty.
L’organisation non gouvernementale souligne que certains dirigeants ont cherché à éviter la transparence, à renforcer leur autorité et à instaurer une ambiance de crainte en fermant des médias, en dissolvant ou en mettant hors service des organisations non gouvernementales et des partis politiques sur divers continents.
L’organisation affirme qu’, “en l’absence de changement global majeur”, les reculs observés, comme les attaques visant les droits des migrants et des réfugiés, ainsi que ceux des femmes, des fillettes et des individus LGBTQI+, devraient se poursuivre et même empirer en 2025.
Elle signale en outre que les conflits se sont intensifiés ou exacerbés, et que tant l’armée étatique que divers groupes armés ont perpétré des infractions relevant du droit international humanitaire, notamment des crimes de guerre. Amnesty fait référence, entre autres, aux conditions à Gaza, au Soudan, ainsi qu’aux actes raciaux dirigés contre les Rohingya au Myanmar.
